CONTEXTE

CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE LA CREATION DE L’OBSERMU:

Avec près d’1,3 millions de personnes tuées chaque année sur les routes du monde et 20 à 50 millions autres blessés dont des handicapés à vie (OMS, 2015), les accidents de la circulation, constituent aujourd’hui l’autre grand défi pour l’humanité toute entière. Encore plus pour les pays émergents et en développement, car 90% de ces décès y surviennent, alors qu’ils possèdent à peine la moitié du parc automobile mondial.

 

La Guinée, a enregistré 2 288 morts et près de 6 000 blessés suite aux accidents de la circulation durant 4 ans (2011-2014) qui se repartissent comme suit :

En 2011 : 3 465 cas d’accidents, 394 personnes tuées, 1214 blessés graves

En 2012 : 3 679  cas d’accidents, 469 personnes tuées, 1107 blessés graves

En 2013 :  5 566  cas d’accidents, 887 personnes tuées, 1710 blessés graves

En 2014 : 3 654  cas d’accidents, 538 personnes tuées, 1669  blessés graves

Ces statistiques brutes du ministère d’Etat aux transports, donnent en moyenne plus de 500 morts par an et plus d’1 guinéens tués chaque jour sur les routes.

Pour l’année 2016, OBSERMU à travers son « Réseau d’Observateurs Citoyens » a recensé 327 morts et plusieurs centaine de blessés. Au-delà des vies humaines, les pertes économiques pour les familles et la nation sont considérables, faisant des accidents de la route, une problématique de santé publique mais aussi de développement.

L’explication d’un accident de la circulation résidant à l’intérieur du système triptyque Homme–Véhicule–Route et son Environnement (HVRE), la dimension humaine est la plus prépondérante. Près de 9 accidents sur 10 sont dus à des facteurs humains. D’où la nécessité d’agir constamment sur l’homme.

En Guinée, les causes actuelles de l’insécurité routière sont multiples, mais restent dominées par les comportements des usagers (conduite sans formation au code de la route, excès de vitesse, dépassements dangereux, stationnements gênants, consommation d’alcool, accumulation de la fatigue, téléphone au volant, etc.). Le manque d’entretien technique des véhicules, le mauvais état et l’insuffisance de la signalisation routière, ainsi que l’absence totale d’un système d’alerte précoce, de secours rapide et de soins pré-hospitaliers sont autant de facteurs de risques d’accidents et d’aggravation des bilans.